Si l’on en croit les bribes d’information dévoilées récemment par plusieurs médias, les cinq stations qui forment l’entité Alpes vaudoises (Leysin, Les Mosses, Château-d’Œx, Villars-Gryon et Les Diablerets) prépareraient «le mariage de la démesure» avec, dans la corbeille de la belle, la réalisation de la «Grande Boucle», soit la connexion de près de 200 kilomètres de pistes. Moyennant l’injection d’une avalanche de millions et l’implantation de nouvelles liaisons par câble.
De quoi alimenter un débat qui sera arbitré par l’Etat - en l’occurrence l’ex-arbitre Philippe Leuba, désormais à la tête du département de l’économie - et par les écologistes, qui ne laisseront sûrement pas fleurir les pylônes.
Multiplication d'events importants à Villars
Ce travail de réflexion - cette «vision 2020» - doit «sortir les Alpes vaudoises de la médiocrité»! Une délicate appréciation lancée par un expert mandaté par l’Etat pour accompagner la démarche et qui a fait mal aux oreilles de certains. «Ici, à Villars, cette appréciation a déplu, car elle ne s’applique pas à notre station qui est en bonne santé» déclare Jean-Christophe Lack, municipal au tourisme et président de Villars Tourisme.
Serge Beslin, directeur de l’Office de tourisme de Villars, se montre plus agacé: «Une récente étude du Crédit Suisse nous classe au 7e rang des stations suisses. Par ailleurs, grâce notamment à la multiplication d’events importants, nous avons presque équilibré les nuitées entre l’été (45%) et l’hiver (55%)».
«Pas si mal pour des médiocres!» lance-t-il ironiquement. «C’est juste une phrase choc de l’expert!»
Syndic de Château-d’Œx, Charles-André Ramseier ne s’en formalise pas et prend ces propos peu flatteurs comme un encouragement: «A nous de prouver que nous pouvons être meilleurs!» Sur le fond, les opinions sont favorables à la démarche entreprise. «La recherche d’une vision claire est indispensable si l’on ne veut pas faire n’importe quoi», estime l’ancien directeur de l’Office vaudois du tourisme.
Membre du comité qui pilote cette étude, Jean-Christophe Lack estime que le résultat ne peut apporter «que du bonus, car avoir une vision globale de l’avenir touristique de la région est nécessaire».
A quoi, concrètement, aboutira le processus? «Il faudra voir ce qui est réaliste. Ce qui est inéluctable, c’est que nous devons œuvrer sur les trois axes géographiques (Villars-Gryon-Les Diablerets ainsi que Leysin-Les Mosses et le Pays-d’Enhaut).
Après… on verra, mais il faudra faire avec…» lance-t-il, ne cachant pas la «grosse pression» exercée par l’Etat de Vaud, dont on soupçonne qu’il veut faire des Alpes vaudoises une seule destination avec une seule structure de gouvernance.
C’est bien ce qui irrite Serge Beslin qui «craint un nivellement par le bas». «On a vu ailleurs que les superstructures ne tiennent pas la route». Exemples récents: «Cœur du Valais» et Chablais Tourisme, qui ont volé en éclats. S’il se déclare favorable à un rapprochement, le directeur de l’OT de Villars souhaite par contre que les trois axes conservent leur autonomie.
Au niveau des offices du tourisme, le regroupement - imposé par l’Etat - est soit déjà réalisé (un seul pour Aigle, Leysin et Les Mosses, un autre pour l’ensemble du Pays-d’Enhaut), soit en train d’en prendre le chemin (entre Villars et Les Diablerets).
Une partie de la promotion se fait déjà en commun sous le chapeau d’Alpes Vaudoises Promotion (AVP). Au niveau des remontées mécaniques, Leysin et Les Mosses ont déjà convolé.
Des avis divergents sur la question de la gouvernance
Nous avons cherché à collecter une réaction auprès du commanditaire de tout ce chantier. Le chef du service compétent à l’Etat de Vaud nous a signifié un «embargo complet sur ce dossier», nous renvoyant à la présidente du comité de pilotage, Annie Oguey, syndic d’Ormont-Dessous, qui constate que si l’idée de la «Grande Boucle» est partagée dans la région, tout reste ouvert quant à la manière de la réaliser, et pas forcément, précise-t-elle, exclusivement par des liaisons par câble.
Une nuance qui a son importance. Elle n’exclue pas que certaines liaisons puissent se faire par bus. Sur la question sensible de la gouvernance, elle ne fait pas fi des sensibilités différentes d’une vallée à l’autre, mais admet qu’«il faudra bien imaginer une structure commune pour chapeauter l’ensemble».
Après avoir donné un coup d’accélérateur aux fusions de communes dans le canton de Vaud, Philippe Leuba saura-t-il coacher les nombreux acteurs du terrain touristique pour former une équipe gagnante?
Déjà fortement implanté dans le secteur de l'hébergement médico-social, le groupe Boas est devenu un acteur particulièrement actif sur la scène hôtelière. Survol.
L’agence sédunoise du courtier en assurance IBC Broker propose un nouveau produit conçu spécifiquement pour répondre aux besoins du secteur hôtelier.
Avec ses 420 itinéraires, le réseau de mobilité douce SuisseMobile compte toujours plus d’adeptes. Les parcours et l'offre électronique sont continuellement améliorés.
Le drapeau vert et blanc proclame «liberté et patrie». Avec l’arrivée des premiers 1ers Grands Crus, c’est «liberté et terroir» pour les chasselas vaudois. Décryptage.
Ils s’appellent le «Kafi Dihei», la pension «Frau Meise», le café culturel «Que Sera» et ont une chose en commun: ils accueillent leurs hôtes dans une ambiance rétro chic.
Le Mirador Kempinski du Mont-Pèlerin inaugure sa nouvelle suite avec une proposition théâtrale originale. Ou quand les phrases d'Albert Cohen font mousser le public. 
Plus qu'un coin piscine, un lieu branché où le smoothie exhibe sa vitamine. Le Poolside de l'Hôtel Intercontinental de Genève est ouvert.






Des ossements d'ours des cavernes datant de 30000 ans ont été trouvés à Vallorbe, dans la Grotte aux Fées, la plus grande du canton de Vaud. Un atout pour attirer de nouveaux visiteurs.
Directeur de l'Office du Tourisme du canton de Vaud depuis un an, Andreas Banholzer présente sa vision des nouveaux projets. Notamment avec une banque d'images.