cahier français
15.12.2011 18:09:22
Les vins de la Ville de Lausanne se vendent bien
Les enchères sont montées jusqu à 16 fr. 25 pour le Dézaley.
Les enchères sont montées jusqu à 16 fr. 25 pour le Dézaley. (© Pierre Thomas)
Samedi passé, la 209e vente aux enchères publiques des vins de la Ville de Lausanne a déjoué les pronostics pessimistes: tous les lots ont trouvé preneurs à des prix corrects, malgré une conjoncture difficile.
Pierre Thomas

En quatre heures et demie, la capitale vaudoise, qui cultive le plus grand vignoble public de Suisse (33 hectares), a engrangé 1,7 million de francs pour 180 000 litres de vins vendus, à 80% du chasselas. Les prix se sont échelonnés entre 7 fr. 51 le litre en moyenne pour les 70 000 litres de blanc de l’Abbaye de Mont (La Côte), jusqu’à 13 fr. 70 et 14 fr. 12 le litre, respectivement des Clos des Abbayes et des ­Moines (Dézaley) blancs (46 000 litres). Et même 16 fr. 25 pour le Dézaley ­rouge des Abbayes.

Tous les acteurs ont joué le jeu: courtiers, négociants et petits acheteurs. «Quand bien même nous avions baissé la mise à prix de départ, le prix moyen est plus élevé qu’en 2010», se réjouissait la jeune ingénieure œnologue Tania Munoz, à la tête de l’exploitation des domaines viticoles depuis août dernier. Mieux, aucun lot n’est resté «sur les bras» de la ­municipalité, qui met en vente publique les trois quarts du volume de ses vins, le reste étant réservé à la vente en direct dans les ­domaines et aux «vins d’honneur» et autres apéritifs officiels…

Certes, l’exercice est fastidieux. Sous la conduite du commissaire-priseur Pascal Kramer, les enchères vont de dix centimes en dix centimes. L’enchère maximum, selon les lots, n’a guère dépassé d’un franc le prix de départ. Courtier pour plusieurs gros acheteurs, André Linherr souligne l’absence d’invendus et le «bon succès» de la mise, «à contretemps» de la tendance du marché, qu’on pressent difficile pour les vins suisses en 2012.

Dans un registre folklorique: au Lausanne Palace, qui accueille chaque soir de la semaine des ­vignerons vaudois à tour de rôle jusqu'à Noël, 280 bouteilles de merlot du Clos du Beau-Virage, orné d’une étiquette de l’artiste Luc Aubort ont été vendues aux enchères publiques à 95 fr. la bouteille en moyenne jeudi dernier. C’était pour une bonne cause: des bourses annuelles pour deux ou trois jeunes étudiants, gérées par Jean-Jacques Gauer, le directeur du palace.

  
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